Plusieurs centaines de collaborateurs, une œuvre de papier collective
Manufactures SéraneNom inventé
Les manufactures d’une maison de luxe, issues de deux entités fusionnées, portaient une vision et un totem travaillés jusque-là par la direction et les managers. Il restait à les faire vivre avec tout le monde. Pendant une journée, plusieurs centaines d’artisans et de collaborateurs ont construit ensemble une œuvre de papier, aujourd’hui exposée dans les ateliers de production.
- Secteur
- Luxe, manufactures
- Taille
- Plusieurs centaines d’artisans et de collaborateurs
- Format
- Une journée, toutes les équipes
- Dans la salle
- Toutes les équipes des manufactures, artisans et fonctions support, venues de plusieurs sites : plusieurs centaines de personnes.
Le contexte
- Deux entités fusionnées, des métiers d’art et des fonctions support qui se croisent peu, plusieurs sites.
- Une vision et un totem, travaillés par paliers avec le comité de direction puis avec les managers.
- Des enjeux d’unité et de culture managériale, à porter cette fois avec chacun.
Le défi
Se rencontrer autrement, tous ensemble, en une seule journée. Faire vivre le totem sans discours, en mélangeant ceux qui ne se croisent jamais. Et laisser une trace qui reste après la journée.
Le design
Les idées fortes
Une enveloppe la veille
La veille, une enveloppe dorée est posée sur chaque bureau et chaque établi. Elle contient l’invitation et un gabarit de pyramide. Chacun y écrit le geste ou le savoir-faire qu’il a à cœur de transmettre, puis la découpe, la plie et l’apporte le lendemain. La journée commence avant la journée.
Une œuvre qui change d’échelle
Le fil rouge est une œuvre de papier conçue avec une artiste. Les groupes de 4 assemblent leurs pyramides, les groupes de 8 fabriquent des polyèdres, les groupes de 16 se relient par des lignes au sol. À chaque étape, l’œuvre et le collectif grandissent ensemble.
Trois questions, une par mot du totem
Le savoir-faire : quel geste je veux transmettre. Ce qu’on reçoit : ce que j’ai reçu et veux garder, en gestes, en valeurs, en habitudes. Ce qu’on construit : à quoi j’ai envie de contribuer pour l’avenir. Le totem devient une expérience plutôt qu’un slogan.
Des groupes faits pour mélanger
Des badges de couleur composent les groupes pour croiser les métiers, les sites et les deux entités d’origine. Personne ne travaille avec son équipe habituelle.
Le bodystorming
L’après-midi, sur les pelouses, chacun se place d’un côté ou de l’autre d’une ligne : artisan ou non, ancienne entité A ou B, plutôt transmission ou plutôt construction. On voit d’un coup d’œil la diversité de la maison, et ce qui la relie.
Un comité de direction qui se prépare
Un atelier préalable avec le comité de direction élargi a préparé sa posture le jour J. Ses membres prennent ensuite la parole en petits cercles répartis sur le site, plutôt que depuis une scène.
Le déroulé
- Ouvrir
- Explorer
- Décider
- Célébrer
Avant
La veilleOuvrir
L’enveloppe
Une invitation et un gabarit de pyramide à écrire, plier et apporter.
La journée
MatinOuvrir
Accueil
Chacun dépose sa pyramide.
Ouvrir
Ouverture
La direction et l’artiste présentent l’œuvre à construire.
Explorer
Le savoir-faire
Groupes de 4, formés par couleur de badge : on assemble ses pyramides.
Explorer
Ce qu’on reçoit
Groupes de 8, un court film, puis la fabrication de polyèdres.
Explorer
Ce qu’on construit
Groupes de 16, reliés par des lignes au sol.
Après-midiDécider
L’unité
En grands cercles, la parole des membres du comité de direction.
Célébrer
Bodystorming
Sur les pelouses, d’un côté ou de l’autre d’une ligne.
Célébrer
Clôture
Tout le monde autour de l’œuvre.
Le séminaire en miniature
Accueil, pyramide en main
La veille, une enveloppe dorée attendait sur chaque bureau et chaque établi, avec l’invitation et un gabarit de pyramide. Chacun y a écrit le geste ou le savoir-faire qu’il a à cœur de transmettre, puis l’a découpée et pliée. Le matin, on dépose sa pyramide en arrivant : la journée a commencé avant la journée.
- Écrire son geste
- Découper
- Plier et coller
- Apporter
Ouverture
La direction et l’artiste présentent l’œuvre de papier que tout le monde va construire. Le fil rouge est posé : trois questions, une par mot du totem, et des groupes qui grandiront au fil de la journée. Le totem sera vécu plutôt que présenté.
Le savoir-faire
Des groupes de 4, formés par la couleur des badges, croisent les métiers, les sites et les deux entités d’origine. Les gestes écrits la veille se rencontrent, et le groupe assemble ses quatre pyramides. Personne ne travaille avec son équipe habituelle.
Ce qu’on reçoit
Les groupes se rejoignent par 8. Après un court film, chacun dit ce qu’il a reçu et veut garder, en gestes, en valeurs, en habitudes. Ensemble, ils fabriquent un polyèdre : l’œuvre change d’échelle en même temps que le collectif.
Ce qu’on construit
Par groupes de 16, on répond à la troisième question : à quoi j’ai envie de contribuer pour l’avenir. Les groupes se relient par des lignes tracées au sol. On voit l’ensemble prendre forme, et chacun sent qu’il appartient à un ensemble plus grand que son équipe.
L’unité
L’après-midi, au bord de l’eau, de grands cercles se forment autour des membres du comité de direction. Ils prennent la parole au milieu des équipes plutôt que depuis une scène, une posture préparée lors d’un atelier en amont.
Bodystorming
Sur les pelouses, chacun se place d’un côté ou de l’autre d’une ligne : artisan ou non, ancienne entité A ou B, plutôt transmission ou plutôt construction. Sans un mot, on voit d’un coup d’œil la diversité de la maison, et ce qui la relie.
Clôture
Tout le monde se retrouve autour de l’œuvre, faite de plus d’un millier de formes écrites et assemblées dans la journée. Elle sera ensuite installée dans les ateliers de production, où chacun passe chaque jour devant son geste et devant ceux des autres métiers.
Les supports, redessinés
Le gabarit reçu la veille
Une œuvre qui change d’échelle
- × 4Le gesteChacun pose sa pyramide
- × 8Ce qui nous relieUn polyèdre par groupe
- × 16Ce qu’on construitDes lignes au sol relient les groupes
- × 64Tous ensembleUn cercle autour d’un dirigeant
Livrables et suites
- Une œuvre de papier collective, faite de plus d’un millier de formes écrites et assemblées par les participants.
- Des œuvres installées ensuite dans les ateliers de production : chacun passe chaque jour devant le geste qu’il a écrit et devant ceux des autres métiers.
- Des consignes autoporteuses, avec tutoriels et QR codes, qui ont permis de faire travailler plusieurs centaines de personnes en même temps avec une petite équipe de facilitation.
Ce qu’on retient
- Un totem se vit mieux qu’il ne se présente. Écrire son geste, le plier et l’assembler à celui des autres le rend concret.
- Changer d’échelle de groupe en groupe, de 4 à plusieurs dizaines, fait sentir à chacun qu’il appartient à un ensemble plus grand.
- Une œuvre qui reste sur le lieu de travail prolonge la journée bien après la journée.
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